INTRODUCTION

 

La COVID-19 est le nom donné, le 11 février 2020, par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à une épidémie de pneumonie de cause inconnue ayant débuté à Wuhan (Chine) en décembre 2019. Déclarée urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier 2020 par l’OMS, la COVID-19 a été qualifiée de pandémie le mercredi 11 mars 2020 par le directeur de l’OMS.

Dans cette note, nous allons étudier l’accélération de la digitalisation des services bancaires post covid-19 en Afrique. Dans un premier temps, nous allons étaler les conséquences du coronavirus à l’origine de cette accélération puis nous terminerons par quelques pistes de solution pour profiter pleinement de cette numérisation des services bancaires en Afrique.

 

I-Effets de l’accélération de la covid-19 sur la numérisation des services bancaires africains

   Contrairement aux attentes du à des crises, la crise sanitaire lié au covid-19 a favorisé la digitalisation des services financiers en Afrique . Cette décision d’accentuer leurs services numériques a aussi été marquée par la concurrence des opérateurs téléphoniques mobile money et la faible bancarisation du continent.

 

Comme exemples palpables, on peut citer Ecobank . Plus exactement, son application Ecobank Pay a vu ses métriques exploser depuis le début de la crise, les clients de la banque ont été de plus en plus nombreux à privilégier cette offre digitale. De même, le site internet Omni de la banque a des engagements augmentés de 56% au 1er semestre 2020.

En Afrique du Nord , même constat avec la banque marocaine BCP dont le traffic s’est amélioré de 20% ou encore en Côte d’Ivoire avec le groupe NSIA

 

 

II- Recommandations à implémenter par les banques africaines

Le rapport ci-présent nous livrera un modèle asiatique japonais sur laquelle l’Afrique peut s’appuyer pour accélérer la transformation digitale de ses services financiers mais aussi le partenariat entre banques et fintech pour contribuer à cette numérisation.

 

A-Développer l’écosystème des Fintech 

 

Tout d’abord il parait judicieux, enfin de profiter de cette crise sanitaire, pour les banques africaines de soit créer des fintechs dans leurs offres de services ou à la limite de s’associer à ces dernières. En effet ces startups participent à l’inclusion financière en offrant des services financiers. Dans cette première recommandation, nous nous focaliserons sur les axes pour le développement et l’émergence des fintechs africaines.

Avec la faible bancarisation (28%) , nous recommandons aux banques  :

  • La formation des cerveaux et talentsen passant par la réforme de notre système éducatif (voir notre recommandation sur l’éducation en Afrique) par la maitrise des nouvelles technologies, l’apprentissage de l’entrepreneuriat.

 

  • Le financement et l’accompagnement de ces startups en multipliant les incubateurs, les accélérateurs mais aussi leurs besoins en financement. En plus de leur utilité technologique, le retour sur investissement sur de telles pépites peut être conséquent en témoigne l’achat de 200 millions de dollars de Paystack by Stripe une fintech prometteuse nigériane.

 

  • L’amélioration du climat d’affaires: il convient d’améliorer le climat des affaires pour attirer les investisseurs. Il est donc du devoir du secteur public de créer un cadre propice aux investisseurs dans but de financer ces jeunes pme technologiques.

 

B-Modèles Japonais 

      Les services financiers japonais sont un excellent modèle à suivre pour permettre la transformation digitale bancaire en Afrique. Dans cette note, nous donnerons quelques éléments de réflexions à implémenter :

-Privilégier le volume des clients :  Tout d’abord il convient pour les banques africaines si elles veulent suivre le modèle en ligne d’attirer de nouveaux clients en instaurant une campagne marketing forte reposant sur les faiblesses des frais bancaires des banques en ligne, ou en établissant un faible cout d’acquisition de la carte bancaire.

Virement par mail : à l’instar de la banque japonaise EBank plus grande banque japonaise en ligne avec 3 millions de clients , les client des banques africaines pourront effectuer leur  paiement en fournissant uniquement l’adresse e-mail du créancier. Pour obtenir les fonds, celui-ci doit lui-même ouvrir un compte Bank de la banque en ligne .  Un autre moyen d’attirer de potentiels clients.

-Développement application de paiement par QR code : Dans le but de régler les commerçants ou achats en ligne , les établissements bancaires africains peuvent avoir la capacité de créer des applications fonctionnant au QR code lié directement au numéro de compte bancaire du détenteur et à son code PIN.

 

Sources :

https://www.jeuneafrique.com/mag/1007045/economie/covid-19-nouvelle-arme-de-disruption-massive-des-services-bancaires-en-afrique/

https://www.slideshare.net/skinnercm/banking-as-a-service/12-Base_Rate_1_APR_5000

https://www.semanticscholar.org/paper/Les-services-financiers-par-Internet-au-Japon-Latare/db009895a2660cc29577ff6a5a90d74e6155da22

 

Cedric

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